CLERMONTEL Jean-Baptiste

Né le 13 janvier 1851 à Marambeau (?) (Creuse) ; maçon ; communard.

Célibataire, Jean-Baptiste Clermontel avait été condamné, en 1865 ou 1866, par le tribunal correctionnel d’Aubusson, à 25 f. d’amende pour chasse en temps prohibé ; depuis 1866, il habitait Paris, mais passait l’hiver dans son pays. Dans la capitale, il était domicilié au 4, passage Prévost, dans le quartier de la Glacière (XIIIe arr.)
Pendant le 1er Siège, il fut simple garde à la 1re compagnie de marche du 177e bataillon fédéré ; il continua son service sous la Commune de Paris, alla sept jours au fort de Montrouge au début d’avril 1871, puis 24 heures au village de Vanves ; fin avril, il alla à Neuilly et, vers le 1er mai, fut envoyé à Issy, cinq à six jours, puis huit jours à Gentilly et enfin à Bicêtre ; le 25, il revint à Paris et fut fait prisonnier avant d’arriver à la porte d’Ivry.
Il fut incarcéré à Rochefort et le 17e conseil de guerre le condamna, le 28 février 1872, à six ans de détention, peine commuée, le 10 juin 1872, en cinq ans de prison avec dégradation civique, puis réduite à quatre ans avec maintien de la dégradation le 12 décembre 1874 ; la surveillance lui fut remise le 4 janvier 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article55663, notice CLERMONTEL Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 août 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/743. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de Michel Cordillot.

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