CORDESSE Antoine, Jean

Né le 19 décembre 1838 à Paris ; y demeurant, 7, rue des Grands-Degrés (Ve arr.) ; couvreur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Ancien militaire, caporal pendant le 1er Siège, à la 11e compagnie sédentaire du 59e bataillon de la Garde nationale, il continua son service sous la Commune de Paris. Le 22 mai 1871, il serait rentré chez lui et n’en serait plus sorti ; on lui reprocha des tentatives d’arrestations ; il aurait été membre de la cour martiale du Ve arrondissement.
Arrêté le 7 juin à Fontenay-aux-Roses, il fut traduit devant le 11e conseil de guerre. On rappela qu’il avait subi, de 1847 à 1864, cinq condamnations : deux pour mendicité, trois pour outrages à la pudeur, dont une à six mois de prison. Il fut condamné, le 6 janvier 1872, par le 11e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Sa peine fut commuée, le 27 novembre 1879, en déportation simple. Il revint par le Navarin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article55998, notice CORDESSE Antoine, Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 février 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/746. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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