COUDRIET Augustin

Né à Paris le 17 octobre 1833 ; habitant, en 1871, 105, rue Mouffetard, à Paris, Ve arr. ; serrurier-mécanicien ; adhérent de l’AIT ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Ancien militaire, ayant servi comme simple soldat de 1854 à 1861 aux 5e et 31e régiments de ligne, Augustin Coudriet fit les campagnes de Crimée et d’Italie.
Après sa libération, il contribua à fonder la Chambre syndicale des ouvriers mécaniciens qui adhéra à l’Internationale. Coudriet se mêla, vers la fin de l’Empire, « à des intrigues révolutionnaires ».
Pendant le 1er Siège, il fut capitaine à la 6e compagnie du 65e bataillon de la Garde nationale, mais, fin novembre 1870, il se démit de ce grade.
Sous la Commune de Paris, il remplit, jusqu’au 21 mai 1871, les fonctions de contrôleur délégué du matériel d’artillerie.
Le 23 avril 1871, il fit partie du bureau d’une réunion publique des ouvriers mécaniciens convoqués « pour la discussion de propositions relatives à l’émancipation sociale, à la défense de la République et de la Commune ». Le compte rendu de cette séance, publié par le Journal officiel de la Commune du 25 avril et signé Coudriet, Delahaye et A. Rigault, contient la résolution suivante : « Considérant [...] que la lutte, si vaillamment soutenue et que nous voulons continuer jusqu’à l’extermination du dernier des cléricaux et royalistes, a pour but notre émancipation économique ; que ce résultat ne peut être obtenu que par l’association des travailleurs [...] déclarons donner à nos délégués les instructions générales suivantes : Supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme [...] organiser le travail par associations solidaires à capital collectif et inaliénable. »

Pendant la lutte dans Paris, Augustin Coudriet se cacha. En mai 1873, il partit pour Besançon (Doubs). Il y exploitait un fonds de serrurerie lorsqu’il fut arrêté.
Le 3e conseil de guerre le condamna, le 28 janvier 1874, à la déportation simple. Il n’avait encouru auparavant aucune condamnation. Il arriva à Nouméa le 4 janvier 1875.
Remise de sa peine lui fut accordée le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article56123, notice COUDRIET Augustin, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 février 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/806, n° 4694. — Note de Louis Bretonnière.

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