BATÉDOU Albert

Par Jean Maitron et Claude Pennetier

Né le 20 août 1905 ; berger, apprenti serrurier, cheminot PO ; syndicaliste CGTU et communiste.

Fils d’un casseur de pierres, Albert Batédou travailla à quatorze ans comme berger dans une ferme de la commune d’Ytrac (Cantal) puis devint apprenti serrurier avant d’entrer aux chemins de fer Paris-Orléans, à Aurillac. Militant syndical, il prit la parole aux côtés d’Eugène Galopin dans une réunion publique de la CGTU à Aurillac, le 13 avril 1934. Le 29 décembre 1935 il fut élu délégué pour participer au congrès fédéral de fusion des cheminots CGT et CGTU, lors de l’assemblée générale des cheminots d’Aurillac.

Le Parti communiste le présenta au conseil d’arrondissement à Aurillac-Nord en octobre 1934 (182 voix, 4,27 % des votants) et au conseil municipal à Aurillac en mai 1935. Le 30 décembre 1934. il avait été présenté dans le canton de Vic-sur-Cère (Cantal), et y avait obtenu 323 voix et 19,5%.

La SFIO aurait souhaité qu’aucun candidat ne fut opposé à Maurice Deixonne victime d’un déplacement d’office, à l’occasion des élections législatives d’avril 1936. La section communiste d’Aurillac refusa et mena campagne pour Albert Batédou ; le cheminot recueillit 743 voix (3,27 % des inscrits) contre 4 881 voix à Deixonne.

En 1937, Batédou assurait le secrétariat de la section et siégeait au bureau régional. Il fut délégué au congrès national d’Arles (25-29 décembre 1937). Le secrétaire du syndicat des cheminots d’Aurillac était secrétaire adjoint de l’Union départementale CGT en 1938 et membre du bureau en 1939. Dans les congrès départementaux, ses motions restaient minoritaires face à celles présentées par les amis de Maurice Deixonne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article564, notice BATÉDOU Albert par Jean Maitron et Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 3 juin 2021.

Par Jean Maitron et Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Cantal, 7 M. — Le Socialiste (Cantal) ; 1934. — L’Humanité, 2 janvier 1935, 5 décembre 1935 — Le Cantal ouvrier et paysan, 1936-1938. — RGASPI 495 270 4764, dossier du Komintern à son nom, pas encore consulté. — La Tribune des cheminots, organe de la Fédération nationale [CGT] des travailleurs des chemins de fer, 14 mars 1938 (Institut d’histoire sociale de la Fédération CGT des cheminots). — Notes de Louis Botella.

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