DAGINCOURT Jules, Félix

Né à Versailles (Seine-et-Oise) le 17 décembre 1817 ; marchand de confection pour dames ; il appartenait, croit-on, à l’Internationale (notice contumax) ; communard.

Son dernier domicile connu avant 1871 était, 97, rue du Théâtre, à Paris, XVe arr. Il était marié, père de trois enfants.
Pendant le premier Siège de Paris, Jules Dagincourt appartenait au 82e bataillon de la Garde nationale et fut délégué au Comité central.
Il occupa successivement, durant la Commune de Paris, les fonctions de percepteur des contributions, de délégué aux finances et de président du Comité de Vigilance du XVe arrondissement. Par contumace, le 4e conseil de guerre le condamna, le 26 mars 1873, à vingt ans de travaux forcés et à 5.000 f d’amende.
Réfugié à Genève où il travaillait comme relieur, il ne se mêla, d’après son témoignage, « ni aux actes ni aux réunions des proscrits » (lettre du 23 mai 1879). On doit noter toutefois qu’il figure, ainsi que son fils, parmi les 54 signataires de l’adresse (4 p. imprimées) de proscrits de la Commune « Au citoyen Garibaldi », Genève, 27 janvier 1875 (cf. archives Claris, Institut français d’Histoire sociale : le nom est écrit D’Agincourt).
Il bénéficia de la remise de sa peine le 27 novembre 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article56408, notice DAGINCOURT Jules, Félix, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 10 mars 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/855, n° 1914. — Arch. PPo., B a/431 et listes d’amnistiés.

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