DALSTEIN Nicolas

Né le 1er janvier 1841 à Chémery (Moselle), frère du précédent ; demeurant à Paris, 18, rue Saint-Nicolas (XIIe arr.) ; canneleur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Simple garde à la 4e compagnie de marche du 93e bataillon de la Garde nationale pendant le 1er Siège, il continua son service sous la Commune de Paris ; au début d’avril 1871, il aurait monté une garde de quinze jours aux portes d’Issy et du Petit-Vanves ; il se serait alors retiré chez son beau-frère et n’aurait plus pris part à l’insurrection. D’après la police, il se serait trouvé place de la Bastille lors de l’arrivée des troupes.
Il avait subi deux condamnations, à six jours et quinze jours de prison, pour coups et blessures ; les renseignements sur son compte étaient défavorables : moralité douteuse, ivrognerie, opinions exaltées, « redouté de sa mère qu’il accablait d’injures et de menaces ».
Le 5e conseil de guerre le condamna, le 27 mars 1872, à la déportation simple et à la dégradation civique ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Sa peine fut remise le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article56451, notice DALSTEIN Nicolas, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 12 mars 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/763, n° 7166. — Note de Louis Bretonnière.

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