DAUBIÉ Émile

Né le 24 janvier 1825 à Fontenay-le-Château (Vosges) ; demeurant à Levallois-Perret (Seine), 21, rue Marjollet ; journalier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Ancien militaire, il avait été condamné en 1867 à 40 f d’amende pour délit de pêche, à Paris.
Pendant le 1er Siège, il fut simple garde dans la 3e compagnie sédentaire du 132e bataillon, et fut élu caporal dans la même compagnie sous la Commune de Paris ; il servit à Levallois-Perret et dans les tranchées sur le bord de la Seine du côté d’Asnières, dit-il ; il fut arrêté le 28 mai 1871 à Ménilmontant (XXe arr.).
On dit qu’il se serait vanté d’avoir tué à Neuilly des sergents de ville et des gendarmes. Le 10e conseil de guerre le condamna, le 2 décembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée, avec privation de ses droits civiques, peine commuée, le 19 juin 1872, en déportation simple. Il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Sa peine fut remise le 24 janvier 1878, l’obligation de résider étant elle-même levée le 19 novembre 1878 ; il rentra par le Calvados.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article56592, notice DAUBIÉ Émile, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 mars 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/751 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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