DAURAT Émile, François

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 27 février 1850 à Bordeaux (Gironde) ; demeurant à Paris, 4, chemin du Pot-au-Lait ; cordonnier ; communard.

Fils d’un cordonnier et frère de François, Louis, Gustave, il était célibataire. Soldat de la classe 1870, exempté du service en raison de son numéro de tirage au sort, il s’engagea comme volontaire pour la durée de la guerre au 3e bataillon de zouaves, dans l’armée de l’Est ; captif en Suisse, il fut libéré vers le 18 mars 1871 à Bourg-en-Bresse (Ain), avec une feuille de route pour Melun (Seine-et-Marne), et gagna Paris où il s’engagea dans la 1ère compagnie de marche du 177e bataillon fédéré dont fit partie son frère qui fut élu sergent ; il prit part aux barricades et fut arrêté le 19 juin en état d’ivresse, se vantant de ses exploits d’insurgé.
Il fut alors incarcéré au fort de l’ile d’Aix puis à l’hôpital maritime de Rochefort, puis au fort de l’ile Madame. Le 20e conseil de guerre le condamna, le 27 avril 1872, à vingt ans de détention ; il bénéficia d’une remise de quinze ans le 7 mars 1876, alors qu’il était détenu à la maison de détention de Belle-Ile et il fut libéré le 24 avril 1877.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article56613, notice DAURAT Émile, François par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 mars 2020.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 433 (371). — Arch. Nat., BB 24/789, BB 24/829 et BB 27. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément