DAVIGNON Jean, François

Né le 24 septembre 1829 à Gometz-le-Châtel (Seine-et-Oise) ; demeurant à Paris, 4, rue Saint-Julien-le-Pauvre (Ve arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. D’origine belge, non encore naturalisé français, il n’avait pas été assujetti au service militaire et n’avait pas même servi sous le 1er Siège ; vers la mi-avril 1871, il s’enrôla dans la 1re compagnie de marche du 21e bataillon ; du 29 avril au 11 mai, il fut de service dans une fabrique de cuirs vernis connue sous le nom de la Grange-Ory, située entre Arcueil et Bourg-la-Reine ; un jour sur deux, il était dans les tranchées. Il fut fait prisonnier, le 28 mai, dans la matinée, aux abords de la porte de Romainville.
Il avait été auparavant condamné, par le tribunal correctionnel de Paris, à un mois de prison pour injures à agent de police, et à dix jours de prison pour colportage d’imprimés sans autorisation. Le 7e conseil de guerre le condamna, le 10 mai 1872, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Sa peine lui fut remise le 15 janvier 1879 et il rentra par le Calvados. Voir F. Zingé.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article56666, notice DAVIGNON Jean, François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 20 mars 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/749. — Arch. PP., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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