DEBAYE Charles, Arthur

Né le 14 octobre 1843 à Reims (Marne) ; ouvrier teinturier à Soissons ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il fit sortir d’une maison de tolérance une certaine Agnès Ludès — Voir ce nom — et vécut avec elle à partir de 1865. Elle était cantinière et c’est elle qui poussa Charles Debaye à servir la Commune de Paris.
Après la Commune ils se réfugièrent à Soissons ; Charles Debaye renvoya Agnès Ludès et celle-ci révéla au commissaire de police que son amant avait servi la Commune comme sergent-major ; elle dénonça aussi un nommé Pêtre qu’elle regardait comme responsable de la rupture de sa liaison et qui fut reconnu innocent. Charles Debaye avait servi comme sergent-fourrier au 254e bataillon de la Garde nationale pendant le Siège et continua à servir sous la Commune ; il fut alors élu sergent-major au même bataillon où Agnès Ludès était cantinière ; elle avait été condamnée, en 1860, pour vol (quinze jours de prison), en 1861 (trois mois), en 1862 (six mois) ; le 30 septembre 1868, à deux mois pour abus de confiance ; quant à Charles Debaye, il avait été condamné, en 1868, à quinze jours de prison pour vagabondage.
Le 4e conseil de guerre le condamna, le 6 novembre 1873, à la déportation simple. Il arriva à Nouméa le 4 janvier 1875. Sa peine fut commuée en six ans de détention en 1877 et remise en 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article56696, notice DEBAYE Charles, Arthur, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 23 mars 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/797. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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