DEBOFFE François, Cyprien, dit Grand François

Né le 19 décembre 1846 à Paris (La Villette) ; charretier ou camionneur, à l’occasion homme de peine, mais aussi cordonnier ; déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il vécut jusqu’en 1868-1869 avec sa mère, 25, rue du Maroc, XIXe arr. Depuis la Commune, il habitait, 230, boulevard de la Villette, XIXe arr.
De 1865 à 1869, il fut condamné en cinq fois à trente-trois mois de prison, pour rébellion, vol et abus de confiance ; son père s’était suicidé pour échapper à une condamnation pour attentat commis, dit-on, sur sa propre fille.
Appartenant à la classe 1866, François Deboffe servit dans la Garde mobile de la Seine, d’août 1870 au 6 mars 1871 ; il n’aurait pas été incorporé dans la Garde nationale sous la Commune, aurait même été prisonnier à la préfecture de Police du 2 au 17 mai, à Mazas jusqu’au 25 ; ensuite, toutefois, il aurait fait partie d’une bande qui envahit les docks de la Villette et y aurait sans doute mis le feu. Le 27, il fut arrêté à Ménilmontant et envoyé sur les pontons, mais relaxé le 15 septembre 1871. « Pour soustraction et tentative de soustraction frauduleuse, la nuit, à l’aide d’effraction dans une maison habitée », il fut condamné, le 12 novembre 1872, à dix ans de travaux forcés. On rouvrit alors son dossier de pseudo-Communard et on lui découvrit un rôle plus positif : « Il n’appartient à aucun bataillon fédéré, mais a été vu en armes et porteur d’un képi de capitaine. » On monta en épingle les vilenies de ce mauvais garçon, et le 3e conseil de guerre le condamna, le 25 juin 1873, aux travaux forcés à perpétuité.
En octobre (ou novembre ?) 1876, il tenta de s’évader avec un groupe de communard comprenant Jean Allemane et Trinquet, mais ce fut un échec.
Amnistié, il rentra par le Navarin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article56708, notice DEBOFFE François, Cyprien, dit Grand François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 23 mars 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/834. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil, n° 965. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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