DEGONSÉ François, Célestin

Né le 22 juillet 1836 à Bercy (Seine) ; domicilié à Paris, rue de Patay (XIIIe arr.) ; menuisier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Ancien caporal d’infanterie, il avait obtenu, dit-il, la médaille d’Italie et un certificat de bonne conduite ; il fut nommé, pendant le 1er Siège, capitaine au 120e bataillon de la Garde nationale, et continua à servir sous la Commune de Paris dans une compagnie de marche ; il occupa Neuilly en avril 1871 et, dans le courant de mai, occupa le couvent des Dominicains, à Arcueil, pendant une huitaine de jours ; le 24 mai, il se rendit au fort de Bicêtre ; il revint à Paris le 25, et son bataillon prit position derrière les barricades de la place Jeanne-d’Arc (XIIIe arr.) ; il prétendit avoir regagné immédiatement son domicile.
En septembre 1870, il avait été poursuivi pour violation à main armée et en troupe de domiciles de sergents de ville. Le 11e conseil de guerre le condamna, le 27 octobre 1871, à la déportation simple. Il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Sa peine fut commuée, le 24 janvier 1878, en sept ans de détention.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article56837, notice DEGONSÉ François, Célestin, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 mars 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/749, BB 24/825 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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