DELOFFRE Alphonse

Né le 9 mai 1842 à Orchies (Nord) ; maître d’hôtel ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire ; demeurant à Paris, 16, rue de Laval — le domicile indiqué était celui de sa maîtresse, la fille Anoux.
Il s’était engagé, pour la durée de la guerre, au 1er régiment de zouaves et avait fait partie de l’armée de la Loire, puis de l’armée de l’Est ; il avait été blessé à la bataille d’Héricourt ; libéré le 6 avril 1871, il se rendit à Lyon, puis à Paris, le 23 avril, et fut contraint, dit-il, d’entrer au 247e bataillon, 3e compagnie de marche ; au début de mai, il fut élu capitaine de cette compagnie ; les 17-18 mai, il commanda sa compagnie au bastion 59, à la porte de Passy ; les 18-19 mai, il était à la porte de la Muette ; il fut arrêté, le 21 mai, sur le quai de Billy (XVIe arr.) et incarcéré à Rochefort.
Le 12e conseil de guerre le condamna, le 27 janvier 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Sa peine fut remise le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57118, notice DELOFFRE Alphonse, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/752. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot. — Note de Louis Bretonnière.

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