DELOMME Émiland

Né le 2 janvier 1836 à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) ; demeurant à Paris, grande-rue de Montreuil (XIe arr.) ; cordonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était veuf, père de trois enfants. Il fut garde au 76e bataillon, dans une compagnie sédentaire, puis dans une compagnie de marche ; il occupa le bastion 71, le 14 mai 1871 ; du 22 au 24 mai, il garda les remparts entre la porte de Vincennes et celle de Montreuil ; le 26, il défendit une barricade, rue de Montreuil et fut fait prisonnier, le 28, par les Prussiens, porte de Romainville.
Il fut présenté comme d’opinions exaltées, ayant « refusé à sa femme mourante le concours et les secours des sœurs de charité » ; il était délégué de son bataillon auprès du Comité central. Le 10e conseil de guerre le condamna, le 25 janvier 1872, à la déportation simple et à la dégradation civique.
Deux lettres se trouvent à son dossier : l’une à son fils aîné, écrite le 7 octobre 1872, du château d’Oléron où Delomme fut noté pour son indiscipline, l’autre à ses enfants, écrite de l’île des Pins, le 22 janvier 1875.
Delomme fut amnistié le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57120, notice DELOMME Émiland, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/740 et 770 (à BB 24/839 son dossier est vide). — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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