DELRIEUX Joseph

Né le 19 septembre 1830 à Aurillac (Cantal) ; habitant Paris, 116, rue de Charenton, XIIe arr. ; ébéniste ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

« Non marié », selon la police. Les renseignements à son propos sont contradictoires : il avait pris part, à Aurillac, au mouvement révolutionnaire de 1848, inspiré par des insurgés de Paris ; il avait subi trois condamnations, de trois jours à un mois de prison, pour évasion à la suite d’une arrestation, rébellion, violation de domicile ; il aurait été un ivrogne incorrigible n’ayant « pas d’opinions politiques nettement accusées » ; mais ses patrons le disaient bon ouvrier.
Durant le 1er Siège de Paris, il était simple garde à la 4e compagnie de marche du 126e bataillon ; il le resta, et, le 3 avril 1871, suivit sa compagnie au plateau de Châtillon où il fut fait prisonnier le 4.
Condamné par le 15e conseil de guerre, le 19 mars 1872, à la déportation simple, il reçut l’autorisation d’habiter la Grande Terre, puis fut réintégré à l’Île des Pins pour inconduite ; ses notes devinrent bonnes ; on le dit vivant avec sa femme, et sa peine lui fut remise, le 14 février 1878, contre obligation de résider en Nouvelle-Calédonie, obligation elle-même supprimée le 31 décembre 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57152, notice DELRIEUX Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/753 et BB 27.

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