DENAIN Jean-Baptiste

Né le 18 décembre 1813 à Lille (Nord) ; menuisier à Paris depuis 1840 ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était veuf sans enfant. Garde national au 180e bataillon durant le 1er Siège, il le resta sous la Commune de Paris et se trouva, en mai 1871, de piquet à la porte de la prison de la Roquette. Il expliqua, devant le 6e conseil de guerre, qu’il avait monté la garde les 21 et 22 mai à la poudrière du boulevard Philippe-Auguste (XIe arr.), puis avait couché, le 23, à son domicile. Le lendemain, il rechercha son bataillon et le trouva à la Roquette où il prit sa part des gardes et des patrouilles ; il aurait assez vaguement entendu parler de l’exécution des otages. Il fut arrêté le 28 mai.
Aucune condamnation antérieure ; la police le dit bon ouvrier, quelque peu ivrogne, et ne se mêlant pas de politique. Le 6e conseil de guerre le condamna, le 22 janvier 1872, à la déportation simple, peine commuée, le 29 novembre 1876, en six ans de détention. Il était arriva à Nouméa le 2 novembre 1872, il rentra par le Navarin en 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57231, notice DENAIN Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 9 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/735 et H colonies 76. — Gazette des Tribunaux, 22 janvier 1872. — Note de Louis Bretonnière.

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