DENELLE François

Né le 27 janvier 1845 à Saint-Denis (Seine) ; demeurant à Paris ; employé de commerce ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était veuf, père d’un enfant. Pendant le 1er Siège de Paris, il fut lieutenant au 223e bataillon de la Garde nationale, et conserva son grade après le 18 mars 1871 ; nommé lieutenant-secrétaire d’état-major, délégué auprès du chef de la XVIIe légion, il conserva ses fonctions jusqu’au 9 avril ; il fut placé alors sous les ordres directs de Rossel, puis de Jaclard ; le 10 avril, il entra à la mairie des Batignolles, puis à l’état-major de Dombrowski ; il reçut trois blessures, le 15 avril, les 15 et 16 mai ; il affirma n’avoir pas combattu.
Il vivait en concubinage avec une fille de mauvaise vie et fut poursuivi pour complicité de vol avec sa maîtresse, mais bénéficia d’un non-lieu à ce propos. Le 15e conseil de guerre le condamna, le 13 décembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée, peine commuée, le 25 mai 1872, en déportation simple. Il arriva à Nouméa le 2 novembre 1872. Sa peine fut commuée, le 15 août 1876, en huit ans de détention. Il rentra par le Navarin en 1877, arriva à Belle-Île le 27 juillet 1877 et fut amnistié le 2 avril 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57237, notice DENELLE François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 9 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/740 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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