DENEUVILLERS Joseph, Pierre

Né le 20 février 1830 à Douai (Nord) ; demeurant à Paris ; fumiste ; communard.

Il était marié, père de trois enfants ; sans casier judiciaire, et sur qui on donna de bons renseignements.
Ancien militaire, il servit durant le Siège de Paris, comme capitaine, à la 3e compagnie de marche du 234e bataillon de la Garde nationale et conserva son grade après le 18 mars 1871 ; il dit avoir été nommé chef de bataillon par le Comité central et avoir refusé ce grade. Le 2 avril, il alla au fort d’Issy ; on l’envoya en grand-garde aux Moulineaux avec 150 hommes qui, attaqués, opposèrent une résistance héroïque dont fait mention le Journal Officiel de la Commune ; ils rentrèrent à Paris le 5 avril. Joseph Deneuvillers dit avoir donné, le 16, une démission qui ne fut pas acceptée. Il était à Asnières les 17-18 avril, puis se fit porter malade et fut admis à l’ambulance du Crédit mobilier et à l’hôpital Saint-Antoine, d’où il sortit le 1er mai. Nouvelle offre de démission, refusée par le général Eudes ; sous peine d’être fusillé, dit-il, il dut aller à la porte de Saint-Cloud. Il y resta deux jours, puis renvoya sa compagnie et rentra chez lui ; le gouvernement de la Commune l’y arrêta le 14 mai et l’incarcéra à la mairie du XXe arr., d’où il fut transféré, le 24, à la Roquette et libéré le lendemain.
Arrêté en juin, traduit devant le 14e conseil de guerre, il fut condamné, le 11 novembre 1871, à la déportation simple et à la dégradation civique ; sa peine fut commuée, le 2 juillet 1872, en trois ans de prison, la dégradation étant maintenue.
Voir Deneuviller et Célestin, Louis Deneuvillers.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57242, notice DENEUVILLERS Joseph, Pierre, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 9 avril 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/757.

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