DEVIENNE Gustave

Né le 9 août 1839 à Paris ; y demeurant sous la Commune ; en dernier lieu, il habitait Marseille ; employé de commerce et dessinateur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Enfant naturel d’Élisabeth Devienne, rentière, il avait été élevé à Blois dans une pension religieuse ; il s’engagea, en 1857, dans un régiment de cavalerie et rengagea en 1860 ; il fut libéré, en 1868, avec un certificat de bonne conduite, bien que cassé de son grade de brigadier en 1860 et de celui de maréchal des logis en 1865. Il se maria après sa libération et s’établit marchand de pianos à Tours ; il fit de mauvaises affaires et abandonna, paraît-il, femme et enfant.
Pendant la guerre il prit du service et passa lieutenant ; le 7 avril 1871, il fut désigné pour remplacer provisoirement le colonel Olive avec le titre de chef d’escadron ; il garda ce titre jusqu’à la fin.
Il vécut ensuite à Arles, à Marseille, et commit des détournements d’argent. Le 3e conseil de guerre le condamna (par contumace ?), le 29 octobre 1873, à la déportation simple, et lui retira la médaille d’Italie ; il arriva à Nouméa le 4 janvier 1875. Sa peine fut commuée, le 27 juin 1876, après jugement contradictoire, en dix ans de bannissement. Arrivé à Bruxelles en 1877 venant de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), il fut noté comme fréquentant « les Internationalistes » et assistant « aux réunions politiques ». Il fut amnistié le 17 mai 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57579, notice DEVIENNE Gustave, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/797. — Arch. PPo., B a/427 et listes de contumaces. — Note de Louis Bretonnière.

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