D’HERSIGNERIE Louis, Marie

Né le 23 septembre 1811 à Versailles (Seine-et-Oise) ; demeurant à Paris, 48, avenue de Châtillon (XIVe arr.) ; cordonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Il était marié, sans enfant. Il avait été condamné, en 1836, à un mois de prison pour coups et blessures. Il fit un congé dans le 4e régiment d’infanterie légère qu’il quitta en 1837 ; il était alors sous-lieutenant.
Il habitait Vanves depuis huit ans quand la guerre de 1870 éclata. Il entra à Paris et se fit incorporer dans le 41e bataillon de la Garde nationale recruté tout entier à Vanves ; il fut admis plus tard au service des ambulances comme sergent, puis lieutenant du corps de brancardiers. Après l’armistice, il rejoignit son ancienne compagnie du 41e bataillon et fut élu capitaine au début de mars 1871. Il fut fait prisonnier, le 4 avril, du côté du Petit Bicêtre.
Les notables de Vanves, y compris le maire, établirent en sa faveur un certificat très élogieux sur sa conduite comme brancardier (il avait adopté quatre enfants). Le 20e conseil de guerre le condamna, le 17 février 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; le 6 février 1873, sa peine fut commuée en déportation simple, puis remise le 17 novembre 1876 ; il mourut à l’Île des Pins le 26 décembre 1876.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57629, notice D'HERSIGNERIE Louis, Marie, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 10 mars 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/780 et BB 27.

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