DOÉ Adolphe, Casimir, Ernest

Né le 21 septembre 1841 à Avignon (Vaucluse) ; demeurant à Paris, 29, rue de Seine (VIe arr.) ; comptable ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Lorsque son père mourut, en 1879, sa mère écrivit qu’il était « professeur de langues, membre de l’Académie des sciences » — sans doute faut-il admettre que lors de la naissance de son fils il était professeur au collège d’Avignon.
Adolphe Doé fut, pendant le Siège, sergent au 84e bataillon de la Garde nationale ; sous la Commune de Paris, il fut délégué à la mairie du VIe arrondissement et major de place ; au bout d’un mois, il perdit ces fonctions pour indélicatesse et redevint simple garde au 84e bataillon.
Un rapport de police dit de sa femme et de lui-même : ils ne vivaient « que de rapines et d’escroqueries ». Le 18e conseil de guerre le condamna, le 12 décembre 1871, aux travaux forcés à perpétuité. La Gazette des Tribunaux dit que ce jour-là, « plusieurs personnes avaient à répondre à l’inculpation d’arrestations et de séquestrations de personnes. Et on a pu remarquer que les juges se montrent, en pareil cas, d’une extrême sévérité dans la répression ». Il arriva à Nouméa le 24 octobre 1872. Sa peine fut commuée, le 17 mai 1879, en dix ans de bannissement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57716, notice DOÉ Adolphe, Casimir, Ernest, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/739 et BB 27. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Gazette des Tribunaux, citée dans un article du Mot d’ordre du 14 novembre 1879. — Note de Louis Bretonnière.

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