DOLBEAU Julien, Adrien

Né le 18 septembre 1837 à Ingrandes-de-Touraine, arr. de Chinon (Indre-et-Loire) ; ferblantier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Demeurant à Paris ; marié, père de deux enfants ; ancien militaire. Pendant le 1er Siège, il fut sergent à la 2e compagnie sédentaire du 133e bataillon de la Garde nationale ; après le 18 mars 1871, il fut nommé sous-lieutenant à l’élection ; il prit part à la sortie de Châtillon et démissionna vers le 20 avril pour entrer comme simple garde dans une compagnie de marche. Le 25 avril, il alla à Gentilly pour deux jours, puis à Villejuif jusqu’au 25 mai ; il ne serait rentré chez lui que quelques instants avant l’arrivée des troupes dans son quartier.
On le dit communeux exalté ; après un premier jugement qui le condamnait à cinq ans de détention et qui fut cassé pour vice de forme, le 4e conseil de guerre le condamna, le 18 novembre 1871, à la déportation simple et à la dégradation civique, peine remise, le 28 février 1877, contre obligation de résider en Nouvelle-Calédonie, puis totalement le 15 janvier 1879. Voir Auguste Humeau.

Il se fit à Nouméa une bonne clientèle comme ferblantier et, toujours en Nouvelle-Calédonie, il obtint une médaille de bronze à l’Exposition universelle d’Anvers en 1885.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57727, notice DOLBEAU Julien, Adrien, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/752 et H colonies 78. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Site Ile d’exil, terre d’asile.

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