DORANGE Alphonse

Né le 28 mars 1844 à Villevallier (Yonne) ; demeurant à Paris ; tonnelier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Ancien canonnier ayant servi dans la marine comme engagé volontaire, de 1862 à 1869, il fut rappelé au service en 1870 pour la durée de la guerre ; libéré le 25 mars 1871 à Toulon, il se dirigea sur Paris ; arrêté à Fontainebleau, il reçut l’ordre de se rendre à Versailles, mais vint d’abord à Paris pour voir sa famille et ne put sortir. Il entra, le 8 avril, à la 19e batterie fédérée ; il alla porte Maillot et y resta du 8 au 16 avril comme pointeur ; il fut cité à l’ordre du jour de la Commune pour la précision de son tir ; il alla ensuite à Saint-Ouen, trois semaines, et, le 12 mai, se retira chez sa mère.
Le 12e conseil de guerre le condamna, le 9 décembre 1871, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 25 septembre 1872. Sa peine lui fut remise le 24 janvier 1878 contre obligation de résider en Nouvelle-Calédonie, elle-même supprimée le 15 janvier 1879. Il rentra en France par la Seudre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57761, notice DORANGE Alphonse, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 22 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/735. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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