DOURDAN Henri, Étienne, Adolphe

Né le 25 mai 1834 à Tarbes (Hautes-Pyrénées) ; demeurant à Paris, 129, rue de Rome ; employé de commerce ; communard.

Il était célibataire. Il fut, pendant le Siège, lieutenant au 257e bataillon de la Garde nationale ; révoqué de son grade quinze jours avant l’armistice, il resta simple garde et continua son service sous la Commune de Paris. Le 17 avril 1871, il alla à Asnières ; un mois avant l’entrée des troupes, il rentra chez lui ; il avait monté des gardes en remplacement de son père ; le 10 mai, il se fit incorporer au 222e bataillon. Blessé, le 23 mai, place de la mairie des Batignolles, XVIIe arr., il se rendit à l’ambulance, rue des Batignolles, et fut arrêté le 12 juin.
Il fut incarcéré à Rochefort, et le 7e conseil de guerre le condamna, le 23 février 1872, à la déportation simple, peine commuée, le 10 juillet 1872, en cinq ans de prison et en dégradation civique, et remise le 2 août 1876. Le 1er juillet 1876, on notait à son propos à Landerneau : « légers accès de folie. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57827, notice DOURDAN Henri, Étienne, Adolphe, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/757 et BB 27. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot.

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