DUBOC Julien [DUBOC Louis, Julien.]

Né le 10 juillet 1842 à Paris ; y demeurant, 53, rue de Montreuil ; journalier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Il fut simple garde pendant le 1er Siège de Paris. Après le 18 mars 1871, il passa lieutenant au 195e bataillon ; il était à la sortie du 3 avril à Châtillon ; au début de mai, il passa au bataillon dit de l’Étoile. Il fut soupçonné d’avoir pris part à l’incendie de l’Hôtel de Ville ; le 25 mai, il était rentré chez lui rue de Montreuil et l’un de ses frères aurait dit : « Nous venons de mettre le feu à l’Hôtel de Ville. » Son père avait pris lui aussi une part active à l’insurrection et fut blessé à Passy.
Julien avait fait son service dans la marine et avait été libéré avec un certificat de bonne conduite ; il avait subi deux condamnations : le 15 avril 1857, à trois ans de correction pour vagabondage ; le 1er août 1860, à trois mois de prison pour mendicité. Arrêté au cours de l’été, il fut incarcéré à Rochefort. Le 10e conseil de guerre le condamna, le 10 février 1872, à la déportation simple et à la dégradation civique ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Sa peine lui fut remise, le 23 juillet 1877, contre obligation de résider en Nouvelle-Calédonie, elle-même remise le 15 janvier 1879. Il rentra par l’Orne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57943, notice DUBOC Julien [DUBOC Louis, Julien.], version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/739 et H colonies 79. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot. — Note de Louis Bretonnière.

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