DUBREUIL Eugène, Vital

Né le 24 novembre 1839 à Evreux (Eure) ; demeurant à Paris, 2, place Boulnois, quartier des Ternes (XVIIe arr.) ; fumiste ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait fait un congé au 27e régiment d’infanterie. Du 28 juin 1860 au 21 juillet 1870, il avait subi cinq condamnations de deux à treize mois de prison, dont quatre pour outrage public à la pudeur et la dernière pour coups volontaires — les deux premières pendant qu’il était au régiment ; il en avait encouru trois autres, avant 1859, de deux mois à trois ans, pour outrage, vol et batterie.
Pendant le 1er Siège de Paris, il appartint à la 4e compagnie de marche du 257e bataillon de la Garde nationale ; il continua son service, après le 18 mars 1871, comme sergent ; il fut blessé fin avril dans les avant-postes de Clichy et envoyé à l’ambulance ; « C’est un des rares fédérés qui ne prétendent pas avoir servi la Commune par suite d’un manque absolu de ressources. »
On lui reprocha des perquisitions, et le 4e conseil de guerre le condamna, le 5 mars 1872, à la déportation simple et à la dégradation civique. Il arriva à Nouméa le 5 novembre 1872. Sa peine fut commuée, le 27 novembre 1879, en cinq ans de bannissement. Il rentra par le Tage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article58001, notice DUBREUIL Eugène, Vital, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 29 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/750. — Arch. Min. Guerre, 4e conseil (n° 331). — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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