LEFORT François

Né le 8 juin 1838 à Manse (Moselle) ; cheminot PLM à Paris ; communard.

Demeurant à Paris, 60, rue Jeanne-d’Arc (XIIIe arr.), marié, père de cinq enfants, employé, ex-gardien de la paix, François Lefort avait servi plusieurs années au 97e régiment de ligne ; à sa libération, le 31 décembre 1868, il était sergent et obtint un certificat de bonne conduite. Il vint habiter à Paris et était pointeur à la compagnie de chemin de fer PLM. 
Pendant le 1er Siège, il eut le grade de capitaine et fit partie de la 2e compagnie de marche du 200e bataillon de la Garde nationale. Décoré de la médaille militaire le 29 janvier 1871 pour sa belle conduite à Buzenval, il démissionna le 18 mars du grade d’officier et, dans le courant d’avril, accepta d’organiser et de commander un bataillon de francs-tireurs de la Commune.
Du 24 juin 1871 au 27 novembre 1872, il fut homme d’équipe au chemin de fer d’Orléans, puis devint gardien de la paix dans le XIIIe arr. Le 14 décembre 1872, il fut condamné par contumace, par le 6e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, puis, le 22 mars 1873, par le 6e conseil de guerre, en jugement contradictoire, à vingt ans de détention. À la suite de l’annulation de ce deuxième jugement, il comparut devant le 5e conseil de guerre et fut condamné, le 16 avril 1873, à la déportation simple et à la privation des droits civiques, peine commuée le 24 juillet 1873 en deux ans de prison avec privation des droits civiques et dispense de la surveillance, puis remise le 19 décembre 1874.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article5808, notice LEFORT François, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 8 décembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/790. — Arch. PPo., listes de contumaces.

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