DUCOURTIAU Joseph, Philippe

Né le 7 septembre 1830 à Arnac-la-Poste (Haute-Vienne) ; demeurant à Paris, 26, passage Montgallet (XIIe arr.) ; journalier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Il était célibataire. Ancien militaire, il fut employé, pendant le 1er Siège de Paris, comme brancardier ; il affirma n’avoir fait partie d’aucun bataillon fédéré et avoir été détenu huit jours pour refus de servir ; il figure cependant, en avril et mai 1871, sur plusieurs états de solde, comme caporal de la 1re compagnie du 1er bataillon des corps francs du XIIe arr.
Il avait été condamné, en 1853, à trois ans de travaux forcés pour désertion à l’intérieur, et subi trois autres condamnations pour rixe et vol, en 1858, 1860 et 1870. Il fut arrêté le 12 juin 1871 et incarcéré à Rochefort. Le 19e conseil de guerre le condamna, le 12 juin 1872, à la déportation simple. Il mourut Il mourut d’une cirrhose du foie à l’Île des Pins le 23 mars 1874.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article58102, notice DUCOURTIAU Joseph, Philippe, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 janvier 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/766 et H colonies 79. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995 (nom orthographié Ducourtiou ou Decourtiou). — Sur la Virginie. Souvenirs amers. Mémoires de François Camille Cron (1836-1902), déporté de la Commune en Nouvelle-Calédonie, texte établi et annoté par Philippe Venault et Philippe Blon, Paris, Mercure de France, 1989, réédition en 2013. — Notes de M. Cordillot.

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