DUPRÉ Louis, Augustin

Né le 16 janvier 1841 à Essonnes (Seine-et-Oise) ; demeurant à Paris, 28, rue de Reuilly (XIIe arr.) ; journalier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Ancien zouave, caporal pendant le 1er Siège au 73e bataillon de la Garde nationale, il y resta sous la Commune de Paris de même que sa femme, Marie, Delphine, qui y était cantinière ; il dut même rendre ses galons, vers la mi-avril 1871, pour conserver la cantine. Le 3 avril, il partit passer trois jours à Issy, et alla ensuite à Neuilly ; malade, il rentra chez lui. Il avait recueilli une vieille religieuse du couvent de Picpus, qui avait perdu la raison. Il la présentait comme séquestrée depuis neuf ans et exploitait sa présence pour sa cantine. Il rentra chez lui le 21 mai.
En 1864, le conseil de guerre de Mexico l’avait condamné à cinq ans de réclusion et à la dégradation militaire pour vol au préjudice d’un militaire. Le 10e conseil de guerre le condamna, le 17 février 1872, à la déportation simple et à la dégradation civique ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Sa peine lui fut remise en 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article58373, notice DUPRÉ Louis, Augustin, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 10 mai 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/757 et BB 27. — Arch. PPo., B a/466. — Note de Louis Bretonnière.

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