LEGROS Louis

Par René Lemarquis, Jean-Pierre Bonnet

Né le 9 novembre 1899 ; cantonnier cheminot à Troyes (Aube) ; secrétaire du syndicat unitaire en 1932 puis CGT juqu’en 1939 ; militant communiste ; secrétaire de l’Union Est de la Fédération CGT des cheminots.

Cheminot cantonnier à Troyes (Aube), Louis Legros était membre, en 1924, de la direction de la section troyenne du Parti communiste. Il se présenta en 1929 sur la liste communiste aux élections municipales de Troyes, aux élections cantonales d’octobre 1931 à Nogent-sur-Seine et aux législatives de mai 1932 dans l’arrondissement des Deux-Bars (Bar-sur-Seine et Bar-sur-Aube) où il obtint 665 voix. Il se présenta aussi en 1932 contre le plardiste (partisan de René Plard) Granger à Pont-Sainte-Marie lors d’une élection municipale complémentaire.
Legros militait au syndicat unitaire des cheminots du dépôt de Troyes dont il fut secrétaire en 1932. Il fut d’ailleurs élu le 7 mai de cette même année délégué du personnel cheminot. Après la réunification syndicale, il organisa le syndicat CGT des cheminots avec Trognon et Blanchard. Malgré ses convictions, il envoya quelques articles au Rappel de Plard pour la chronique de Pont-Sainte-Marie (il était devenu secrétaire général du comité antifasciste local) : il y justifia en particulier les procès de Moscou. Au début de 1937, Legros était secrétaire départemental du mouvement antifasciste Amsterdam-Pleyel. Il fut constamment réélu jusqu’en 1939 au bureau du syndicat des cheminots CGT de Troyes. Le bureau ayant condamné le 5 octobre 1939 la politique de l’URSS, il abandonna toutes ses fonctions syndicales.
Cheminot au dépôt de Troyes (Aube), Louis Legros s’engagea dans la Résistance à la fin de 1940. À la suite de sabotages de voies ferrées et de détournements de wagons, il échappa de peu à l’arrestation et entra dans la clandestinité en décembre 1942. Responsable d’un groupe de Francs-tireurs et partisans français (FTPF), il assura des actions de sabotage sur le secteur de Dijon (Côte-d’Or), puis de Lyon (Rhône). À la fin de 1943, il devint l’un des responsables régionaux du réseau Est aux côtés de Marius Cartier. En 1944, il assura les liaisons des maquis de la région de Reims (Marne) et participa à la libération de la ville.
Après la guerre, Louis Legros eut d’importantes responsabilités à la CGT. Il devint dès 1945 secrétaire de l’Union Est et le demeura jusqu’en 1951. Il fut ensuite secrétaire de la Section technique nationale Voie et Bâtiments de 1951 à 1953. Il représentait ces organismes au bureau de la Fédération. Il fut également élu délégué auprès du directeur général en août 1951.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article5841, notice LEGROS Louis par René Lemarquis, Jean-Pierre Bonnet, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 21 avril 2012.

Par René Lemarquis, Jean-Pierre Bonnet

SOURCES : Arch. Fédération CGT des cheminots. — Comptes rendus des congrès fédéraux. — Notes de Georges Ribeill et de Pierre Vincent. — La Dépêche de l’Aube, 1924-1938. — Le Rappel, 1932-1936. — L’Aube ouvrière, 1935-1939. — Le Petit Troyen, octobre 1939.

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