DURAND Édouard, Raymond

Né le 23 octobre 1843 à Audinghen (Pas-de-Calais) ; manouvrier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il appartint au 70e régiment d’artillerie, puis au 1er régiment de dragons et au 1er ou 8e chasseurs d’Afrique. Fait prisonnier à la capitulation de Sedan, il s’échappa et fut incorporé au 1er régiment de chasseurs de France, caserne du quai d’Orsay.
Après le 18 mars 1871, il resta à Paris et accepta, le 7 avril, le grade de maréchal des logis au 5e escadron de la Garde nationale à cheval ; il fut successivement nommé sous-lieutenant, puis lieutenant ; il fut arrêté le 22 mai, puis libéré le 25 août et renvoyé à son corps à Milianah (Algérie), où il fut libéré le 7 septembre suivant.
Entré, le 1er décembre 1871, à l’administration des douanes comme préposé, il démissionna pour ne pas être révoqué ; il fut arrêté le 6 octobre 1872. Dans l’intervalle, le 19 juin 1872, il avait été frappé, devant le tribunal civil de Boulogne, d’une peine de cinquante jours de prison et 25 f d’amende pour abus de confiance. Le 4e conseil de guerre le condamna, le 10 décembre 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique, peine commuée, le 26 mars 1873, en déportation simple. Il arriva à Nouméa le 9 août 1874. Puis, le 19 décembre 1876, sa peine fut commuée en huit ans de prison, et remise le 12 avril 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article58432, notice DURAND Édouard, Raymond, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 11 mai 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/787 et H colonies 79. — Note de Louis Bretonnière.

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