DURAND Nicolas, Marie

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 26 mars 1822 à Paris (IXe arr. ancien) ; imprimeur de musique ; domicilié 26, rue d’Allemagne (Paris, XIXe arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Vivant en concubinage, Nicolas Durand avait été militaire au 2e régiment de ligne et au 2e régiment d’infanterie de marine jusqu’en 1852.
Pendant le Siège de Paris, il fut élu sergent dans la 3e compagnie du 224e bataillon de la Garde nationale puis il passa à la 1ère compagnie de guerre ; il resta à son poste après le 18 mars 1871 et fut élu à l’unanimité capitaine le 12 avril ; il resta dans Paris jusqu’au 15 mai puis avec sa compagnie, il alla à Passy ; après l’entrée des Versaillais, il ne quitta pas la mairie de l’arrondissement et se rendit avec ses hommes le 22 mai.
L’officier instructeur déclara : « conduite : passable, moralité : ivrogne ». Il fut condamné, le 19 janvier 1872, par le 7e conseil de guerre, à la déportation simple pour faits insurrectionnels. Embarqué à Rochefort sur la Danaë le 4 mai 1872, il arriva à Nouméa le 29 septembre 1872. Sa peine fut remise le 15 janvier 1879, il rentra par le Navarin le 3 juin suivant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article58462, notice DURAND Nicolas, Marie par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 novembre 2020.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8J 244 (203). — Arch Paris, D2R4 146. —Arch. Nat., BB 27. — ANOM, COL H 79. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — L’Industriel de Saint-Germain-en Laye, 3 février 1872. — Le Petit Journal, 6 juin 1872. — Note de Louis Bretonnière.

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