DUTAILLIS Alfred

Né à Paris le 29 septembre 1848 ; y demeurant, rue Stephenson (XVIIIe arr.) ; peintre en bâtiment ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant (deux, écrit sa femme en 1877). Il fut, pendant le 1er Siège de Paris, clairon au 15e régiment des mobiles de la Seine et licencié au début de mars 1871 ; il fut élu, le 19 mars, sous-lieutenant au 261e bataillon de la Garde nationale et envoyé à Neuilly au début d’avril ; il défendit une barricade boulevard d’Inkermann ; il était resté cinq jours au fort d’Issy, à partir du 27 avril. Il fut arrêté le 23 mai, rue Doudeauville, XVIIIe arr.
On donna sur son compte de bons renseignements, faisant valoir qu’il avait, le 24 mars, facilité la sortie de Paris à un inspecteur de police ; le 3e conseil de guerre le condamna néanmoins, le 16 octobre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée, peine commuée, le 3 février 1872, en déportation simple, puis, le 24 janvier 1878, en sept ans et demi de détention, et remise le 15 janvier 1879. Il était arrivé à Nouméa le 2 novembre 1872.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article58516, notice DUTAILLIS Alfred, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 mai 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/732 et H colonies 79. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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