LÉGUEVACQUES Etienne

Né le 10 novembre 1896 à Villeneuve-les-Maguelonne (Hérault) ; cheminot ; responsable syndicaliste CGT du Gard et socialiste SFIO.

Appartenant à la classe 16, Étienne Leguevacques fut mobilisé le 11 avril 1916 et démobilisé en septembre 1919. Marié, il était père de deux enfants.
Vagonnier en gare du [Le] Vigan, Etienne Leguevacques fut élu, en février 1928, au Conseil supérieur des chemins de fer au titre de la CGT. Il fut réélu en novembre 1930.

Depuis novembre 1930 au moins, il assumait la fonction de secrétaire général du syndicat confédéré [CGT] des cheminots de Nîmes, poste qu’il occupait jusqu’à la réunification entre la CGT et la CGTU, intervenue au début de l’année 1935.

Au congrès de l’Union départementale CGT du Gard du 23 janvier 1927, Étienne Léguevaque fut élu membre de la commission administrative — voir Louis Perrier. Il fut réélu le 3 février 1929

En 1929, 1931, 1933 et 1935, Léguevacques fut délégué aux congrès nationaux de la CGT. Il y représentait la Fédération des chemins de fer. Le compte rendu du congrès de 1931 stipule qu’il s’agit de E. Léguevacques.

Conducteur, il assumait, depuis février 1935, au moins la fonction de secrétaire de la section technique des agents de train du réseau PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) de la CGT, secrétaire régional pour le littoral méditerranéen. En août de la même année, il fut élu délégué du personnel suppléant auprès du directeur général du PLM. Lors du congrès de réunification des Unions CGT et CGTU de ce réseau, tenu en novembre 1935, Etienne Leguevacques fut élu membre du conseil d’administration de l’Union du Sud-est ; fonction qu’il occupait toujours au-delà de d’août 1938.

Il assumait alors également la fonction de secrétaire adjoint du syndicat d’Alès.Il participa à la grève du 30 novembre 1938 en cessant son service comme planton quelques heures et fut sanctionné par la suppression de sa gratification de fin d’année.
Après avoir été affecté spécial en 1939-1940, toujours secrétaire de l’UD des syndicats ouvriers, Etienne Leguevacques, proche de Pierre Vigne*, fit partie de ces syndicalistes qui apportèrent leur soutien au régime de Vichy. Membre de la Légion française des combattants, il fit partie de la municipalité d’Alès nommée par le régime. L’appui du préfet Chiappe lui était tout acquis puisqu’il le proposa en 1942 pour représenter le canton d’Alès-Ouest au conseil départemental, alors que ce canton avait pour conseiller général l’ex-maire communiste d’Alès, Chapon. Chiappe justifia le choix d’un ancien socialiste SFIO, en précisant que Léguevacques, rallié au régime, avait toujours lutté contre les communistes et qu’il n’avait « cessé de soutenir en toutes circonstances l’action du gouvernement ». Il ajoutait que l’inspecteur principal SNCF lui avait dit que Leguevacques assurait « les fonctions de délégué du personnel auprès du chef d’arrondissement, du directeur de la Région Sud-Est et du directeur régional de la SNCF », et qu’il exerçait « une influence heureuse sur le personnel roulant. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article5852, notice LÉGUEVACQUES Etienne, version mise en ligne le 20 novembre 2018, dernière modification le 25 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat. F7/12985, rapports des 24 janvier 1927 et 4 février 1929. —Arch. dép. Bouches-du-Rhône 76 W 14. — La Tribune des cheminots, organe de la Fédération nationale [CGT] des travailleurs des chemins de fer, 1er févier, 1er mars, 15 mai 1928, 1er janvier 1930, 15 janvier 1931, 15 février, 15 août 1933, 1er février 1934, 11 juillet 1938 (Institut d’histoire sociale de la Fédération CGT des cheminots). — Le Petit Provençal, 4 février 1929. — Le Cri du Gard, organe régional hebdomadaire du Parti communiste, 7 septembre, 2 novembre 1935, 3 juillet 1937(BNF Gallica). — Le Cheminot du PLM, organe de l’Union de syndicats du PLM puis du Sud-est, 25 janvier 1935-25 mars 1939 (Institut d’histoire sociale de la Fédération CGT des cheminots). — — Fabrice Sugier et Monique Virelizier, Le Gard dans la guerre 1939-1945, Clermont-Ferrand, De Borée, 2017. — Notes de Louis Botella et Jean-Marie Guillon.

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