DUTIL Émile, Nicolas

Né le 26 janvier 1831 à Dunkerque (Nord) ; demeurant à Paris 12, rue des Panoyaux (XXe arr.) ; tourneur en nacre ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Marié, père de trois enfants, il avait abandonné sa femme en 1862 et vivait avec une concubine dont il avait un enfant ; il avait été condamné, en 1851, à 60 f d’amende pour coups et blessures, puis mis en faillite ; en 1862, condamné à quatre ans pour attentat à la pudeur ; en 1870, à deux mois de prison pour rébellion.
Dans les premiers mois du Siège, il fut sergent-major au 80e bataillon de la Garde nationale ; fin décembre 1870, il démissionna, passa simple garde et fut élu délégué de sa compagnie au Comité central. Arrêté le 22 juin 1871, il fut incarcéré à Rochefort.
Le 13e conseil de guerre le condamna, le 23 février 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Sa peine fut commuée, le 29 mai 1875, en déportation simple, et, le 27 novembre 1879, en cinq ans de bannissement. Il fut amnistié en 1880.
Y a-t-il identité avec le garde national Dutil ?

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article58528, notice DUTIL Émile, Nicolas, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 14 mai 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/778. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot. — Note de Louis Bretonnière.

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