DUTURBURE Eugène, Marie, Léon

Né le 9 avril 1851 à Paris ; comptable dans une banque ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il fut sous-lieutenant au 244e bataillon fédéré, dit bataillon Bergeret. Après la Commune de Paris, il s’engagea au 54e régiment de ligne, y devint sergent-major, mais fut cassé pour indélicatesse et condamné, le 27 janvier 1874, à cinq ans de prison pour faux.
Entre-temps, le 3e conseil de guerre, jugeant par contumace, l’avait condamné, le 15 janvier 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée, jugement confirmé le 26 septembre 1874 lorsqu’il eut été retrouvé et arrêté. Il arriva à Nouméa le 23 septembre 1875, puis sa peine fut commuée, le 12 décembre 1878, en déportation simple. Il fut amnistié le 15 janvier 1879.
Était-il franc-maçon ? En 1875 et 1878, il faisait suivre sa signature des trois points en triangle. Voir E. Thirifocq.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article58544, notice DUTURBURE Eugène, Marie, Léon, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 14 mai 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/803 et H colonies 79. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil, n° 1456. — Arch. PPo., listes de contumaces et listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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