LEMERCIER Honoré, André, Georges

Par Marcel Boivin, Jean-Jacques Doré

Né le 16 mai 1889 à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 14 novembre 1975 à Sotteville ; commis aux écritures des chemins de fer Rouen-État ; secrétaire du syndicat CGT des Cheminots de Rouen-État de 1926 à 1932, secrétaire de l’Union locale CGT de Rouen de 1928 à 1930, secrétaire adjoint de l’Union départementale de Seine-Inférieure de 1928 à 1935 ; secrétaire de le Fédération socialiste de Seine-Inférieure de 1930 à 1939..

Fils d’un épicier-débitant, Honoré Lemercier, fut élu trésorier du syndicat CGT des Cheminots de Rouen-État en janvier 1921 ; le bureau majoritaire comprenait également Pierre Finot (secrétaire) et Louis Lemoine (secrétaire adjoint). L’organisation, comme toutes, avait souffert de l’échec des grèves de mai, les effectifs avaient fondus (1414 début 1920, 420 en 1921).

Le 3 décembre 1921, 60 militants firent défection pour rejoindre la CGTU et fonder un syndicat unitaire dirigé par E. Lhardy et le 24 janvier 1922 une centaine de fidèles élurent un nouveau bureau de l’organisation confédérée (CGT), Désiré Briand (secrétaire), Louis Lemoine (secrétaire adjoint), Honoré Lemercier (trésorier) et Alphonse Moinet (trésorier adjoint). Le 2 février 1926 il succéda à Louis Lemoine au secrétariat du syndicat et à partir de juin 1928, il prit également en charge la direction de L’Union locale.
Militant socialiste et syndicaliste très actif, il accepta à la demande de Louis Reine de rejoindre le bureau de l’Union départementale ; trésorier adjoint après le 11e congrès de Dieppe le 21 août 1927, il assuma la charge de secrétaire adjoint après la mort Victor Léthorey en mars 1928. Désormais une équipe stable dirigeait l’UD : Louis Reine (secrétaire), Honoré Lemercier, Louis Loquet et Patrice Guyard (secrétaires adjoints), Émile Morel (trésorier), Isidore Porquet (trésorier adjoint) et Victor Marchand (archiviste).

Louis Reine, qui appréciait ses talents d’orateur, de négociateur et d’organisateur, n’hésita pas à lui confier des tâches délicates, en particulier la réorganisation de l’Union locale de Dieppe et la propagande, dans les petites localités de la région, Bolbec, Aumale...

Membre de la Commission administrative de la SFIO à partir de 1927, puis secrétaire adjoint de la Fédération de Seine-Inférieure en 1928, il succéda à Louis Lemoine en septembre 1930 après sa mort. Le Parti socialiste SFIO l’avait présenté aux élections législatives du 22 avril 1928 dans la troisième circonscription du Havre où il avait recueilli 1 094 voix sur 26 349 inscrits et 22 099 votants, contre 1 794 au communiste Julien Ponsot*. À nouveau candidat le Ier mai 1932, son score tomba à 343 voix sur 27 176 inscrits et 20 656 votants. Il était devancé par l’instituteur communiste Darius Le Corre (943 voix).

Après la réunification syndicale de 1935-1936, il renonça à tous ses mandats syndicaux pour se consacrer à l’action politique, mais il accepta en 1938 le poste de secrétaire général du secteur de propagande des cheminots de Seine-Inférieure.
Honoré Lemercier s’était marié à Sotteville le 9 juillet 1910 avec Berthe Avisse puis se remaria le 18 septembre 1918 à Rouen avec Marguerite Grillet. Il mourut à Sotteville le 14 novembre 1975.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article5911, notice LEMERCIER Honoré, André, Georges par Marcel Boivin, Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 15 décembre 2020, dernière modification le 15 décembre 2020.

Par Marcel Boivin, Jean-Jacques Doré

SOURCES : Arch. Nat. F7/13085. — Arch. Dép. Seine-Maritime, 10 MP 1410 Syndicats dissous avant 1936, État civil. — Arch. Com. Rouen, 7 F 3 Unions locales, affaires générales, syndicats hôpitaux, gaz, rail. — Arch. UD-CGT comptes rendus des réunions de bureau — Arch. de l’UL CGT de Dieppe (1928-1939), in Arch. de la CGT à Montreuil-sous-Bois, cote 1 PA-8.

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