FONROUGE Ernest, Adolphe

Né le 2 juillet 1833 à Paris, y demeurant ; employé d’assurances ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Célibataire, il vivait en concubinage avec une femme mariée. Sous la Commune de Paris, il fit partie du 79e bataillon de la Garde nationale auquel il appartenait déjà avant le 18 mars 1871 ; il n’avait aucun grade. Il fit une sortie le 3 avril. Le 10 mai, il avait écrit à un membre de la Commune, pour lui conseiller de se servir du feu grégeois et d’autres moyens efficaces pour faire triompher plus promptement la cause de la Commune. Il se retira chez lui le 15 ou le 16 mai.
Selon les rapports de police, sa conduite était assez bonne. Le 3 février 1872, le 12e conseil de guerre le condamna à la déportation simple. Il arriva à Nouméa le 5 novembre 1872. Le 14 février 1878, Ernest Fonrouge obtint la remise de sa peine ; le 31 décembre 1878, l’obligation de résidence fut levée ; il avait été bien noté en déportation.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article59248, notice FONROUGE Ernest, Adolphe, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 juin 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/741 et BB 27. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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