FORESTIER Paul, dit Létard

Né à Paris le 5 septembre 1843 ; communard.

Dans les années 1860, Paul Forestier fit partie d’une troupe d’artistes dramatiques qui se produisit dans toute l’Europe. Il résida de ce fait plusieurs années à Berlin. Il rentra en France en 1869 ou 1870, et devint employé à la Compagnie générale pour le développement du commerce et de l’industrie.
Garde aux Volontaires de Montrouge pendant le Siège, Paul Forestier fut, sous la Commune de Paris, officier d’état-major de Dombrowski, secrétaire du comité de Salut public et commissaire de police du quartier de l’Hôtel-de-Ville, IVe arr., avec grade d’officier d’état-major.
Après la défaite de la Commune, Paul Forestier se cacha quatre mois dans un grenier, 109, avenue d’Orléans, XIVe arr., où habitaient ses parents. Il réussit ensuite à passer en Grande-Bretagne, puis à Genève et à Strasbourg, enfin à Bruxelles où il arriva le 18 septembre 1872.
Le 6e conseil de guerre le condamna par contumace, le 7 septembre 1872, à vingt ans de travaux forcés et à 5 000 f d’amende.
En Belgique, Paul Forestier fit carrière dans les milieux du théâtre et, en 1875, il remplit les fonctions de régisseur du théâtre royal d’Anvers. Il se tint à l’écart de la politique durant son exil, se vantant toutefois de façon répétée d’avoir pris une part active au meurtre des otages. En 1879, il demeurait à Tournai.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article59292, notice FORESTIER Paul, dit Létard, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 8 juin 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/856 A. — Arch. Min. Guerre, 6e conseil (n° 628). — Arch. PPo., listes de contumaces. — Arch. générales du royaume de Belgique, 4e section, police des étrangers, n° 256.260 (en 1880). — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971.

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