FOURCHE Victor (dit Baudoin)

Né le 30 juin 1825 à Nantes (Loire-Inférieure) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Il était, en 1870, musicien « gagiste » de 2e classe au 26e régiment d’infanterie de ligne, après avoir servi au 27e, de 1843 à 1866, et au 3e régiment de voltigeurs de la Garde. Il portait, en août 1872, quand on l’arrêta, son uniforme de musicien, mais avait été, le 18 mars 1871, lieutenant au 169e bataillon de la Garde nationale fédérée.
Il était de garde, le 18 mars, au Château-Rouge et, avec Lagrange, commanda l’escorte qui conduisit les deux généraux Lecomte et Thomas rue des Rosiers. On l’accusa, devant le 21e conseil de guerre, d’avoir participé à leur exécution. Il dit avoir tenté de calmer les gardes nationaux contre promesse des généraux de ne pas s’évader, puis avoir protégé les cadavres, mais ne put fournir aucun témoin. Il fut condamné à mort le 6 novembre 1872, mais la sentence fut cassée, le 12 novembre, pour vice de forme ; le procès, renvoyé devant le 18e conseil de guerre, aboutit, le 2 décembre 1872, à une condamnation aux travaux forcés à perpétuité. À Nouméa, Fourche était musicien, mais son emploi lui fut retiré. L’intervention du député Madier de Montjau fit commuer sa peine en dix ans de réclusion (1873), puis en six ans de bannissement (1875) ; il rentra en France par le Rhin en 1876.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article59403, notice FOURCHE Victor (dit Baudoin), version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 juin 2019.

SOURCES : Arch. Nat., H colonies 161. — Gazette des Tribunaux, 14 novembre 1872. — Le Mot d’Ordre, 14 novembre 1879.

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