FOURNIER Charles, Georges

Né à Orléans (Loiret) le 3 août 1845 ; adhérent de l’AIT ? ; communard.

Il était marié, père d’un enfant ; commissaire de police du quartier de l’École-Militaire, VIIe arr., sous la Commune de Paris, il démissionna au début de mai 1871. Arrêté chez son père à Orléans, « il y a quelque temps », écrivait le premier président de la cour d’appel d’Orléans dans une lettre en date du 17 juillet 1871 au président de la Commission d’enquête parlementaire sur l’insurrection du 18 mars, Fournier fut dirigé sur Versailles.
La 10e Chambre du tribunal correctionnel de la Seine le condamna, le 24 août 1871, à cinq ans de prison. Il fut détenu successivement à Melun, Avignon, Aniane dans l’Hérault (par mesure disciplinaire), puis Embrun — Voir Javelot F.
Antérieurement, il avait été arrêté en juin 1869 « à la suite des troubles qui avaient eu lieu à Paris ». « Membre du comité de grève de 1870 », il paraît, d’après l’auteur du rapport, « avoir été affilié à l’Internationale ».
La pièce 5 205 du carton B a/439 des Arch. PPo. est constituée par la carte de l’Internationale de Fournier Charles — le même que celui ci-dessus ? — habitant, 120, avenue de Neuilly, à Neuilly (Seine), et membre de la section de Colombes (cf. Dict., t. IV, p. 50). Ouvrier mécanicien, il travaillait à l’usine Duresne à Levallois.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article59443, notice FOURNIER Charles, Georges, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 20 juin 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/770 (état n° 1 de condamnés) BB 24/822, n° 4569 et C 2884 (Loiret).

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