FRÉMONT Gustave, Charles, Félix

Né le 29 février 1840 à Paris ; y demeurant, rue de la Roquette, XIe arr. ; gantier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Il s’était engagé, pendant le 1er Siège, dans la Garde mobile de la Seine. Il fut licencié le 9 mars 1871, et se rendit, dit-il, à Livry-Gargan (Seine-et-Oise) où il avait été employé avant-guerre à la poudrière. Il ne put y entrer, le pays étant occupé par les Prussiens ; il revint alors à Paris le 12 mars et s’enrôla comme garde dans la 1re compagnie du 219e bataillon ; le 27 mars, il fut élu capitaine de la 4e compagnie sédentaire du même bataillon ; le 3 avril, il alla à Issy, puis au plateau de Châtillon et fut fait prisonnier.
Il produisit plusieurs certificats favorables, mais, d’après un commissaire du gouvernement, il avait l’esprit inquiet et un jugement faux. Un rapport de police disait à son sujet : « D’une instruction peu supérieure à celle des ouvriers de sa classe, il aspirait à jouer un rôle politique. C’est un triste exemple de vanité impuissante. » Le 23 février 1872, le 19e conseil de guerre le condamna à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Il fut bien noté et sa peine fut commuée, le 11 janvier 1878, en sept ans de détention. Remise du reste lui fut faite le 15 janvier 1879 et Frémont rentra par la Vire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article59580, notice FRÉMONT Gustave, Charles, Félix, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 23 juin 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/754. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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