FRÉVILLE Henri, Jean-Baptiste

Né le 14 novembre 1843 à Marceuil (?) (Pas-de-Calais) ; demeurant à Paris, 18, boulevard du Prince-Eugène ; puddleur en fonte ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de trois enfants. Il habitait auparavant Joinville-le-Pont (Seine), et, à l’approche des Prussiens, il se réfugia dans Paris, le 15 septembre 1870, avec sa femme et deux de ses enfants.
Pendant le 1er Siège de Paris, il était simple garde dans le 202e bataillon de la Garde nationale et continua son service après le 18 mars 1871 ; il passa cinq ou six jours à Neuilly fin avril, et y retourna le 9 mai. Le 26 mai, il aurait refusé, à la Roquette, de faire partie du peloton d’exécution des otages. Il y fut arrêté le 28 mai par les soldats de Versailles.
Le 7e conseil de guerre le condamna, le 5 janvier 1872, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Le 15 janvier 1879, il obtint remise de sa peine.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article59606, notice FRÉVILLE Henri, Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 juin 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/752. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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