GALPIN Gabriel

Né le 11 octobre 1826 à Saint-Ouen-de-Mimbré (Sarthe) ; demeurant à Paris, rue Prévost (XIIIe arr.) ; tisserand ; communard.

Il était marié, père de cinq enfants. Ancien militaire, il était devenu caporal au 177e bataillon lors du 1er Siège de Paris ; il prétendit avoir donné sa démission « parce qu’il ne savait point lire » ; pendant la Commune, il passa quinze jours au Moulin-Saquet où il resta jusqu’au 24 mai 1871 ; il rentra à Paris le 25 mai et aurait regagné bientôt son domicile ; il fut arrêté, semble-t-il, le 31 mai.
Il était signalé comme paresseux et ivrogne, mais son ancien patron, « tout en reconnaissant qu’il était quelque peu adonné à la boisson, déclara qu’il était bon ouvrier ». Le 10e conseil de guerre le condamna, le 8 février 1872, à dix ans de détention et à la privation de ses droits civiques ; notes de Belle-Île le 17 juillet 1876 : il « se privait d’une grande partie de son pécule disponible pour venir par des secours en aide à sa femme et à ses enfants. [...] Sa correspondance dénotait des sentiments affectueux et une sollicitude louable pour le bien-être des siens. » Le 17 juillet 1875, sa peine fut réduite à cinq ans, puis remise le 7 juillet 1876 avec dispense de surveillance de la police.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article59799, notice GALPIN Gabriel, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er juillet 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/756.

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