LEROY Fernand

Par Pierre Schill

Né le 8 novembre 1918 à Montigny-lès-Metz (Lorraine annexée), mort le 21 décembre 1996 à Metz (Moselle) ; ajusteur ; secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Montigny-lès-Metz et trésorier du 7e secteur ; membre du secrétariat-bureau de l’Union départementale CGT de la Moselle ; militant communiste.

Fils d’un tourneur sur métaux aux ateliers de Montigny-lès-Metz (Moselle), Fernand Leroy commença dans la première moitié des années trente un apprentissage d’orthopédiste. Il milita dans la foulée du Front populaire dans le Mouvement des auberges de jeunesse. Après son service militaire il fut mobilisé dans l’armée française en septembre 1939. Fait prisonnier par les Allemands à Lille (Nord), il fut transféré au camp de Görlitz (Allemagne) où il fut libéré en mai 1945. Fernand Leroy entra en 1946 à la SNCF comme chauffeur de manœuvre au dépôt de Metz-Frescaty (Moselle). À partir de 1947 il travailla aux ateliers de Montigny où il était ajusteur. Il y travailla jusqu’à sa retraite en janvier 1974.
Dès son entrée aux chemins de fer, Fernand Leroy milita au syndicat CGT ainsi qu’au Parti communiste. Il fut, des années cinquante à sa retraite, secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Montigny-lès-Metz et fut élu délégué à la sécurité puis au comité mixte de l’atelier et de l’Entretien de Montigny-lès-Metz de 1950 à 1973. Il anima toutes les grèves qui touchèrent les ateliers de Montigny-lès-Metz et notamment le mouvement du printemps 1968.
À partir de la fin des années cinquante au moins, Fernand Leroy était trésorier du 7e secteur de la SNCF. À la même époque, il faisait partie des instances dirigeantes de l’Union départementale CGT de la Moselle. Il y siégea jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, représentant alors les cheminots CGT retraités.
Militant communiste, Fernand Leroy se présenta à partir de 1959, et jusqu’en 1989, aux élections municipales à Montigny-lès-Metz sur les listes communistes ou d’union de la gauche, mais ne fut jamais élu. Il siégea depuis les années soixante au moins, et jusqu’aux années soixante-dix au comité fédéral du PCF mosellan.
Militant respecté et apprécié de ses camarades, Fernand Leroy s’attacha aussi à préserver la mémoire du mouvement ouvrier aux ateliers de Montigny-lès-Metz en publiant une brochure qui rappelle les grands épisodes sociaux qui touchèrent la cité cheminote.
Marié le 10 juillet 1950 à Ars-sur-Moselle (Moselle) avec Yvette née Dicop, il eut deux enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article5997, notice LEROY Fernand par Pierre Schill, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 7 février 2012.

Par Pierre Schill

ŒUVRE : Montigny, cité cheminote. Histoire des ateliers SNCF de Montigny-lès-Metz... qui n’a jamais eu de gare !, Metz, Union départementale d’économie sociale de Moselle, 1993 (2e édition), 127 p.

SOURCES : Arch. Dép. Moselle, 76 J 94, 151 W 824. — Dominique Andolfatto, La syndicalisation en France depuis 1945. Annexe : l’Union départementale CGT de la Moselle (de la Libération à nos jours), CERAT, Université Pierre-Mendès-France, Saint-Martin-d’Hères, 1996, 173 p. — Renseignements fournis par Serge Leroy, son fils.

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