GAUTTARD Albert, Louis, Gabriel

Né le 8 mars 1841 à Paris, mort en août 1903 à Paris ; sculpteur, professeur de dessin ; membre de la Première Internationale, communard ; rejoint les rangs fouriéristes dans les années 1890.

Sculpteur, domicilié à Paris, 36, rue Blomet, A. Gauttard présida la délégation de la Société nationale pour l’extinction du paupérisme à l’Exposition universelle de 1867, dont les membres firent partie de la Commission ouvrière fondée à cette occasion. Voir Plivard, Boullenger Louis, Adam et Vicq.

Il s’agit d’Alfred Gauttard, bonapartiste social à la fin du Second empire puis membre de l’Internationale au temps de la Commune. Il fut nommé à la Commission municipale du XVe arrondissement et remplit les fonctions de percepteur dans le IXe arrondissement, notamment chargé de la distribution des bons pour le combustible. Secrétaire de la section de Montrouge de l’Internationale d’après un rapport de 1876, il participa à de nombreuses réunions et débats publics. Fait prisonnier, il fut condamné, le 23 septembre 1871, par le tribunal correctionnel de la Seine, à huit mois de prison pour usurpation de fonctions, et le 4 décembre de la même année, par le 9e conseil de guerre, à deux ans de prison, 500 F d’amende et cinq ans d’interdiction de ses droits civils « pour avoir fait partie de la société secrète dite l’Internationale ».
Il prépara en 1876 le congrès ouvrier puis s’éloigna du mouvement ouvrier.

Au milieu des années 1890, Alfred Guattard rallia le mouvement fouriériste. Il se présenta aux élections municipales de mai 1896 à Paris comme "candidat socialiste indépendant. Communiste-phalanstérien". Il était vice-président de l’Union phalanstérienne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60098, notice GAUTTARD Albert, Louis, Gabriel, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 17 novembre 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/738, n° 1598. — Eugène Tartaret, Commission ouvrière de 1867. Recueil des procès-verbaux des assemblées générales des délégués et des membres des bureaux électoraux, Paris, Imp. Augros, 1868, X-320 p. — Notes de R. Skoutelsky. — Bernard Desmars, « Comment l’École sociétaire finit : les derniers militants fouriéristes des années 1880 aux années 1930 », Cahiers Charles Fourier, n° 23, 2012. — http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article1076.

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