GHIOT Jean-Baptiste (parfois GHYOT ou GYOT ?)

Né le 23 février 1819 à Naast (Belgique) ; maître d’hôtel ; communard.

Il était marié. Venu à Paris en août 1870 pour s’enrôler dans les corps francs du colonel Mocquart, Ghiot combattit dans les Ardennes et fut blessé à Buchy en décembre. Après une convalescence au Havre, il rejoignit son corps à Bolbec. Démobilisé entre le 25 et le 28 mars 1871, il regagna Paris. Sans ressources, il s’enrôla dans l’escadron des Vengeurs de Flourens. Il fut employé au service des dépêches et prétendit ne pas avoir combattu. Arrêté le 24 mai, il fut incarcéré à Rochefort.
Il fut jugé et condamné le 5 février 1872 par le 13e conseil de guerre à une peine de dix ans de bannissement, assortie de dix ans de surveillance et de la dégradation civique. Il fut gracié le 24 mai 1879. Reparti en Belgique, il se fixa dans son village natal, où il décéda le 28 mars 1886.
Voir Zingé F.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60308, notice GHIOT Jean-Baptiste (parfois GHYOT ou GYOT ?), version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 15 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/866. — Arch. Min. Aff. étrangères Belgique, 119 II. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Belges ralliés à la Commune de Paris, Bruxelles, Ferraton, 1985. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot.

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