GIAMMARI François

Né le 29 janvier 1837 à Ortale (Corse) ; demeurant à Paris ; journalier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait servi quatorze ans dans l’armée et fut libéré en 1870 avec le grade de sous-officier.
Pendant le 1er Siège, il fut sergent dans le 185e bataillon de la Garde nationale, lieutenant, puis capitaine. Après le 18 mars 1871, il continua son service et fut élu, le 1er avril, chef de bataillon. Du 1er au 20 avril, il se trouvait au fort de Bicêtre, puis à Villejuif et, le 26, à Gentilly. Il fut blessé le 18 mai dans les tranchées de Cachan et fait prisonnier.
Il vivait en concubinage avec une femme qui le suivait habituellement dans ses sorties. Le 16 mars 1872, le 16e conseil de guerre le condamna à la déportation dans une enceinte fortifiée ; sa peine fut commuée, le 21 juin 1872, en déportation simple. Il arriva à Nouméa le 9 août 1874. Puis, le 4 janvier 1877, sa peine fut commuée en six ans de détention ; il en obtint la remise le 5 novembre 1877. D’après une note du directeur de la Sûreté en date du 30 octobre 1878, François Giammari se montra « intempérant après sa libération ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60312, notice GIAMMARI François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/748 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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