GILBERT Ambroise, Alphonse

Né le 16 août 1832 à Epothémont (Aube) ; demeurant à Paris, 15, rue de Bièvre (Ve arr.) ; journalier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. En 1863, il avait été condamné à trois mois de prison et à 25 F d’amende pour abus de confiance ; depuis 1860, il vivait séparé de sa femme ; les renseignements recueillis sur lui étaient favorables et on le disait « homme d’une intelligence bornée et facile à entraîner ».
Pendant le 1er Siège, il était simple garde dans le 248e bataillon de la Garde nationale et il continua son service sous la Commune de Paris. Il participa à quatre sorties : à Châtillon le 2 avril, à Asnières quelques jours après, à Levallois-Perret du 21 au 30 avril et à Issy du 1er au 10 mai. Il fut arrêté le 28, boulevard de Puebla, et incarcéré à Rochefort.
Le 19e conseil de guerre le condamna, le 15 mars 1872, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Il fut très bien noté et sa peine fut commuée, le 14 février 1877, en huit ans de détention ; il rentra par le Tage cette même année. Il arriva à Belle-Île le 9 octobre 1877. « Tête faible, peu dangereux », disait le directeur le 16 septembre 1878. Il obtint une remise d’un an le 2 avril 1878 ; remise du reste lui fut accordée le 26 novembre 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60343, notice GILBERT Ambroise, Alphonse, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 17 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/757. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot et de Louis Bretonnière.

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