GINET Étienne

Né vers 1840 (originaire de l’Isère). Tulliste, il habitait à Lyon, 212, rue des Charpennes et appartenait à l’Internationale.

Après la disparition de la plupart des sections lyonnaises, en 1868, Ginet — qui, en 1869, fut l’un des dirigeants de la grève des tullistes lyonnais — fit partie de la Commission d’initiative chargée de la réorganisation de l’Internationale à Lyon, et, le 25 janvier 1870, fut désigné avec Beauvoir, Bourseau, Deville et Vernaz pour s’occuper des questions de propagande. Il était secrétaire de la Société des tullistes qui adhéra à l’Internationale (La Marseillaise, 11 janvier 1870, n° 24).
Le 13 mars, il fut nommé membre de la Commission fédérale de quinze militants qui succéda à la Commission d’initiative — Voir Busque Léo. Il était prévu que cette Commission fédérale serait renouvelée annuellement en assemblée générale ; deux délégués par corporation adhérente devaient être adjoints aux quinze membres élus. (L’Internationale, 23 et 30 janvier, 27 mars 1870 ; Testut, L’Internationale, pp. 170 à 172).
Inculpé le 10 mai 1870 en raison de son appartenance à l’Internationale, il bénéficia de l’amnistie lors de la proclamation de la République (Arch. PPo., B a/439).
Un rapport de police le présente « laborieux, sobre et économe », professant « des opinions ultra-démocratiques », suivant « assidument les réunions publiques et privées » et faisant « partie de la Société des libres penseurs ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article60410, notice GINET Étienne, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 août 2021.

SOURCE : Arch. Mun. Lyon, I 2/55, pièces 27 et 57.

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